L’égo est souvent mal compris et il devient ton bourreau sans même que tu puisses t’en rendre compte. Apprends à l’apprivoiser et tu connaîtras l’éveil.

C’est quoi l’égo exactement ?

Voilà la question qui revenait le plus souvent quand je disais à tous mes proches que comprendre réellement ce que représente l’égo avait littéralement changé ma vie et surtout mes relations.

On peut rapidement expliquer qu’il s’agit de toutes les réactions « Moi je »…oui mais ce n’est pas aussi simple.

Être égoïste, être égocentrique, avoir de l’égo, c’est quoi la différence ?

Remettons un peu les choses à leur place car au fil du temps ce sont des mots qui ont perdu leur sens initial.

L’égoïsme est associé à l’estime de soi, et est sain car il n’est pas destructeur. C’est le principe de cultiver l’amour de soi pour être capable ensuite d’aimer pleinement les autres et d’être aimé.

L’égocentrisme, à l’inverse est une attitude malsaine, où la personne ne se soucie que d’elle-même, que de ses propres intérêts au détriment du respect des autres.

Et l’éventail de situations est large car cela peut aller du fait presque anodin de toujours couper la parole sans écouter l’autre, à la totale perversion narcissique.

Avoir de l’égo est le fait de vouloir défendre et renforcer son identité pour afficher clairement aux yeux des autres qui nous sommes. Et c’est de cette notion là que je veux parler dans cet article.

Pourquoi avoir de l’égo, ou plutôt mal connaître son égo, peut être problématique ?

Parce que la plupart du temps on confond avoir une identité et être qui nous sommes. On s’identifie à tout un tas de critères en pensant que c’est ce que nous sommes véritablement.

Du coup, l’égo est souvent mal utilisé et devient ton bourreau sans même que tu puisses t’en rendre compte.

Mais une explication aussi simple de l’égo ne suffit pas car c’est un sujet qui soulève des réflexions personnelles très profondes et qui mène sur le chemin de l’éveil spirituel donc n’hésite pas à relire plusieurs fois si besoin 😊.

Notre identité n’est qu’un masque.

C’est l’histoire qu’on s’est construite.

Souviens-toi, nous sommes des êtres divins venus nous incarner pour vivre des expériences humaines afin de faire évoluer notre âme.

Donc dans cette vie, Je vais construire mon identité et porter le masque d’une femme ayant deux enfants, étant en couple, ayant tel travail, ayant tel appartement. Vivant dans un corps physique ayant telles formes, telle couleur de peau. Ayant grandi dans une famille de telle nationalité, avec ses traditions et ses principes .

Mon identité se construit aussi sur les blessures que j’ai vécues, sur tout ce que je possède et tout ce en quoi je crois.

Voila ce qu’est une identité.

Ce que Je Suis, c’est ma véritable nature derrière ce masque.

C’est ce qu’il reste de moi si je n’ai plus tout ça. Si je n’ai ni prénom, ni nom. Si je n’ai pas tout ce décor, toute cette mise en scène qui constitue ma vie matérielle.

C’est la conscience qui est en moi. C’est ma présence.

L’égo lui, c’est le défenseur de ton identité.

Il est une partie inconsciente en toi.

Sa mission c’est ta survie dans ce décor construit autour de toi. Il ne supporte pas qu’on remette en cause ton identité.

Si tu ne maintiens pas ton identité tu ne peux pas assumer pleinement ta vie sur Terre. Tu en as besoin pour être ancré de toute façon. Donc il y a du bon dans l’égo et j’y reviendrai plus bas.

Imagine le comme ton gardien intérieur, comme ton instinct animal prêt à tout pour survivre.

L’énergie qui le fait vivre, c’est la peur. Il a peur de mourir. Être blessé, être malmené pour lui c’est mourir.

Sauf que malheureusement, la souffrance vient du fait qu’on a oublié que l’égo est censé être qu’une partie de nous et qu’on se laisse complètement diriger par lui au lieu de choisir en conscience les moments où il doit nous servir.

La douleur est inévitable, la souffrance est un choix.

Cette vérité m’a fait l’effet d’un électrochoc. Et j’espère qu’à travers cet article tu auras ne serait-ce qu’un petit peu de l’effet de ce que ça m’a fait.

Lorsque tu ressens une douleur émotionnelle tu ne peux pas l’éviter, ça arrive parfois sans prévenir ok, sur ça on est d’accord. Cette douleur vient parce qu’on aura porté atteinte à ton identité. A l’image que tu as de toi, ou du moins de ton identité.

Mais, tu peux choisir d’accepter et la laisser partir car quoiqu’il arrive ce n’est pas ta véritable nature qui est touchée, seulement ton identité.

Ou bien tu peux choisir de continuer à ressentir cette douleur et la faire durer dans le temps.

Là, la douleur qui aurait pu durer l’espace d’un instant devient une souffrance que tu te traînes pendant des années et qui s’ajoute finalement aux critères de ta personnalité et donc de ton identité. Je te laisse relire cette phrase.

L’égo choisira toujours la souffrance.

A force de garder en toi une souffrance de trahison, d’abandon, d’injustice, d’humiliation ou de rejet, tu renforces ton identité en ce sens et tu conditionnes tes futurs comportements.

Par ex : tu n’oseras pas faire de nouvelle rencontre par peur d’être abandonné. Tu ne feras pas confiance par peur d’être trahi. Tu n’oseras pas prendre la parole par peur d’être humilié…

Plutôt que risquer de t’exposer à la mort de ton identité, tu chercheras à te protéger.

Mais tu es maître de ce que tu décides de ressentir.

Ta conscience peut reprendre le dessus sur ton égo inconscient .

Il est là l’éveil.

Tu ne dois pas laisser ce pouvoir à quelque chose d’extérieur.

L’ego se nourrit de tout ce qui renforce ton identité, donc si tu as fait de tes blessures, de tes malheurs quelque chose qui te définit alors il continuera à te créer ces situations qui lui sont familières et qui le rassure lui.

L’égo t’empêche de faire la différence entre tes pensées et toi.

Donc tu vas l’écouter. Et tu vas assimiler tout ce qu’il te dit comme étant vrai. Mais tes pensées ne sont pas toi non plus.

Tes pensées sont un flow d’énergie qui te traverse. Tu imagines combien de pensées on a par jour ? Entre 12000 et 60000.

Si on devait associer nos pensées à ce que nous sommes on aurait pas le temps de vivre en fait !

Et malheureusement, c’est un constat plus qu’une supposition.

L’égo c’est ton cerveau reptilien.

Il ne fait pas la différence entre la petite contrariété et la mort. Pour lui c’est pareil, tu vas mourir si tu ne réagis pas. C’est le signal qu’il t’envoie.

Et quand je dis réagir, il faut savoir que chacun aura sa propre manière. Il existe trois grands profils types : ceux qui vont attaquer, ceux qui vont fuir, et ceux qui vont se replier sur eux-mêmes. 

Dès que le mode mort fait surface, ton cerveau reptilien, la partie animale de ton cerveau va te faire avoir une réaction instinctive pour survivre.

Tout est question de vie ou de mort pour lui.

Et pour se sentir vivant, l’égo a besoin de déjouer la mort. C’est-à-dire il a besoin de drame, il a besoin de danger, il a besoin de contrariétés pour prouver qu’il est toujours bien vivant.

L’égo c’est ton corps émotionnel de souffrance.

Durant toute ton enfance, ton corps émotionnel a accumulé tout ce que tu n’arrivais pas à gérer émotionnellement.

Il a gardé en mémoire pour plus tard.

Que ce soit un traumatisme évident ou même la plus petite contrariété de l’époque du bac à sable, il a tout stocké au chaud.

Etant incapable de digérer cette information sur le moment, ton inconscient va chercher plus tard à se recréer des situations où tu pourras revivre cette émotion du passé et où tu seras censé cette fois ci digérer l’information en conscience.

Sauf que l’égo, petit malin, il fera tout pour faire durer la souffrance encore une fois, car ce sont des situations qui vibrent à la même fréquence que lui et donc il se sent vivant à la moindre étincelle pouvant te rappeler son existence.

Il est ton ombre qui se charge de garder en stock tes souffrances.

Apprends à ne plus t’identifier à ton égo.

Se détacher de son égo c’est prendre le recul nécessaire pour observer ses pensées et dans le même temps se reconnaître comme étant celui qui observe les pensées.

Et oui ça frôle la schizophrénie tout ça. Mais c’est une réalité.

C’est finalement avoir conscience de Soi.

Tu n’es plus celui qui a ces milliers de pensées, tu n’es plus celui qui souffre mais tu es celui qui observe qu’il a des pensées et celui qui observe la souffrance qui le traverse.

Se détacher de son égo , c’est aussi être capable de relater des faits sans y mettre une intention de défensive ou d’offensive.

C’est ne plus ressentir de sentiment de supériorité ou d’infériorité.

C’est se désidentifier de ses possessions et de ses croyances.

On a tous un égo.

Il faut savoir reconnaître le sien mais aussi celui des autres.

Non pas en se le pointant du doigt mutuellement. Mais plutôt en ayant de la compassion pour soi même lorsqu’on réalise qu’on s’est laissé emporter par notre égo, et de la compassion envers les autres qui ne sont certainement pas conscients d’être sous l’emprise de leur égo.

Les relations sont les experiences les plus propices à faire bondir notre égo.

Quand tu es dans un combat d’égos, souviens toi que derrière ce masque il y a un être véritable tout comme toi qui a son corps de souffrance réveillé, un être qui demande seulement à être aimé mais que son gardien, son cerveau reptilien fait barrière pour le protéger et pour se nourrir en même temps du drame qui le fait tant exister.

Pour faire tomber cette barrière, il faut COMMUNIQUER AVEC SON COEUR.

C’est la seule manière de toucher l’autre. Tu ne peux pas communiquer en basant tes propos sur ce que l’égo te dicte. Tu ne feras que parler à l’égo de l’autre qui lui sait parfaitement sur quel bouton appuyer pour faire durer le combat.

Comment savoir si c’est ton égo qui parle ou si c’est toi?

Il n’y a que deux principales énergies et toutes les autres découlent de ces deux là: la peur et l’amour. L’égo choisit la peur. Tu dois choisir l’amour.

Accueille ton égo à bras ouverts.

Parle à ton égo quand il s’agite dans tous les sens.

Il va te déclencher des « nan mais attends tu ne vas pas rester là sans rien faire ! C’est un manque de respect ! C’est inadmissible ! Répond quelque chose, attaque ou fuis sinon tu vas mourir ».

Ne t’en veux pas de réagir par égo. A la place, il faut savoir le calmer. Et en faire ton allié.

Il veut juste exister donc si tu le reconnais, il s’apaise.

Lui dire ok, merci de m’avoir alerté que quelque chose te semblait menaçant, j’ai entendu ton inquiétude, mais je suis aimé et j’ai confiance. Un peu comme un parent bienveillant pour son enfant qui a peur.

Pas de « je m’en fiche cela n’en vaut pas la peine, je ne vais pas pleurer pour ça » si au final cela te fait vraiment quelque chose.

Cela revient à ignorer le signal. Ignore ton égo et il ajoute ça à ton bagage émotionnel.

Pour faire ami ami avec l’égo, il faut du coup accepter d’être vulnérable, d’ouvrir son coeur et de se souvenir qu’entre les autres et nous il n’y a aucune différence, on vient tous du même endroit.

Et quoi qu’il arrive, cela ne change en rien ce que tu ES.

Avoir ton égo malmené gratuitement, oui cela va changer ton énergie, ton humeur du moment mais certainement pas ta nature véritable.

Plus tu acceptes ce que tu ressens et tu apprends à observer ce qui se passe en toi, plus tu pourras laisser partir plus vite ce malaise et lâcher prise.

Car attention, si tu réprimes trop longtemps des blessures non digérées, ça ne sera plus de souffrance dont on parlera mais de maladie.

Souviens-toi que ton inconscient te crée des situations pour que tu libères ce que tu n’as pas pu gérer dans le passé, donc libère ce qui se présente à toi en vivant tes émotions sur le moment.

Pas en voulant passer au dessus et en faisant semblant de ne pas être touché.

Ça demande beaucoup d’honnêteté et d’amour pour soi.

Avoir un égo surdimensionné.

Dans un contexte lambda, cela peut vouloir dire qu’une personne est prétentieuse.

Mais d’un point de vue plus spirituel, avoir un égo surdimensionné, signifie que le mensonge envers soi-même a pris le dessus sur l’amour inconditionnel.

C’est constamment définir sa valeur d’être humain comme:

  • “je suis ce que je possède”: plus je possède de biens plus j’existe. Mais si je perds tout, je ne suis plus rien.
  • “je suis ce que je fais” : ce que j’accomplis est ce que je suis. Mon travail par exemple, donc si je n’ai plus de travail je disparais.
  • “je suis ce que les autres pensent de moi , je suis ma réputation” : si les autres ne m’approuvent pas je n’existe pas.

C’est s’entêter à vouloir avoir raison pour donner tort et se sentir supérieur.

Porter son masque identitaire a pris le dessus sur le courage de se montrer vulnérable et d’ouvrir son coeur.

Reviens dans le moment présent.

L’égo te garde dans le passé car c’est ce qui construit ton identité et te fait angoisser pour le futur car l’égo a peur de disparaître.

Finalement, seule ta nature véritable sait être dans le moment présent.

Si tu as l’impression de ressasser un incident, demande toi pourquoi cette situation t’as fait du mal. Pourquoi telle personne t’as mis dans une colère monstre. Qu’est ce que cela te renvoie. À quelle blessure cela peut faire écho ? Est ce que ta réaction est due à cet incident ou au passé?

Là tout de suite, maintenant, est-ce que tu as un problème ?

Logiquement si tu me lis, si tu es dans la pleine conscience du moment, c’est-à-dire que tu me lis mot par mot et rien d’autre alors non tu n’as pas de problème.

Si quelque chose te tracasse réfléchis à c’était quand ?

Est-ce que dans l’instant présent tu as besoin de défendre quelque chose?

Est ce que dans l’instant présent cela t’est utile de continuer à souffrir ?

Il n’y a pas que du mauvais dans l’égo.

On blâme souvent l’égo mais une fois que tu sais comment l’aimer et comment le rassurer il peut au contraire t’emmener très loin.

Sans oublier qu’avec sa principale intention de protection tu pourras compter sur lui pour te faire fuir un réel danger. Ton instinct de survie te préservera des prédateurs.

Par égo, par volonté de te forger une forte identité, il est possible de déplacer des montagnes. Ce souci de vouloir affirmer qu’on est capable de réaliser des exploits peut te faire sortir plus facilement de ta zone de confort.

À l’image des champions qui accumulent les victoires, si leurs égos ne les poussaient pas à vouloir être n°1 ils ne se relèveraient jamais de leur échecs.

Tout est dans l’équilibre.

Sans ego, nous ne sommes que des épaves à la dérive. L’ego c’est la dignité. Le mensonge qu’on entretient avec soi-même est essentiel à l’équilibre de notre propre psyché. Trop de mensonges et on vire dans la folie, pas assez et on se fout en l’air. Tout l’équilibre est là : dans la petite compromission de chacun, et qui travestit notre société chaque jour depuis des siècles maintenant ..

Le coma des mortels, Maxime Chattam.

N’hésite pas à me dire comment tu gères ces moments où ton égo prend le dessus ou à me poser tes questions en commentaires.

Pour aller plus loin:

Voici une petite sélection de livres qui m’aident à travailler sur mon égo:

N'hésite pas à liker ou à partager !

7 commentaires sur “L’égo et l’éveil spirituel.

  1. Waw j’ai adoré lire cet article !
    Très très très intéressant !
    Ça serait cool de faire tout ça sous forme de vidéo ou même en audio !

    1. Promis je vais bosser sur du support audio au moins car je l’ai sur ma to do list :). Contente que ça te plaise!

  2. Enfin!! je l’ai lu et même relu certaines phrases à voix haute! Merci pour ton article! Il me parle beaucoup…

  3. Véritablement passionnant, l’égo est en effet un très gros sujet à apprivoiser pour savoir comment tirer des apprentissages de ses réactions.
    Je ne partage pas ta définition de l’égoïsme mais plutôt celle de Lise Bourbeau, à savoir de’attendre voire parfois exiger que l’autre fasse passer nos besoins avant les siens. Mais dans l’idée je comprends ce que tu veux dire : prendre soin de soi et de ses besoins, ne retire rien aux autres, et est essentiel pour pouvoir prendre soin des autres d’ailleurs.

    Et comme toi cette approche a tout changé pour moi “La douleur est inévitable, la souffrance est un choix” c’est ce que Bouddha appelait la 1ère flèche (la douleur), inévitable, et la 2è flèche (la souffrance), qui elle est de notre fait selon le discours que l’on se dit dans notre tête. Bref toujours aussi passionnant 🙂

  4. Merci pour cet article très intéressant !
    Je ne m’étais jamais forcément questionné sur le sujet et j’avoue que pour moi “égo” avait une connotation négative mais après avoir lu tout ça, je comprends beaucoup mieux le côté protecteur de notre identité.
    D’où l’importance de travailler aussi sur une véritable connaissance de soi et de développer une identité qui s’en rapproche le plus possible pour mettre son égo de notre côté et encourager cet alignement 🙂

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